vœux 2017

affiche
Cher-e-s ami-e-s
La Licra Bas-Rhin vous présente ses meilleurs vœux pour l’année 2017.
Plus que jamais, nous avons besoin de vous à nos côtés afin que nos actions prennent de plus en plus d’ampleur.
Vous pouvez contacter les personnes responsables de ces actions, si vous souhaitez y participer activement. Un mot pour 2017 : engagez-vous !

« On est toujours l’étranger de quelqu’un. Apprendre à vivre ensemble, c’est cela lutter contre le racisme. » Tahar Ben Jelloun

Amitiés,
Fabielle Angel, Présidente de la Licra Bas-Rhin

Sport : Faiçal Amroune licrasport@licra67.org
Europe, international : Gilles Bloch gillesbloch@wanadoo.fr
Communication interne et externe : Christine Laemmel c.laemmel@libertysurf.fr
Education: Bernard Lonchamp bernard.lonchamp@hotmail.fr
Assistance juridique : Roger Braun roger.braun01@gmail.com
Culture: Thierry Roos roos.thierry@gmail.com
Evènementiel: Diane Merran diane.merran@orange.fr

Et n’oubliez pas :
50ème Convention de la LICRA
24-25-26 mars 2016
Strasbourg

Informations Pratiques

La Convention 2017 se déroulera du vendredi 24 mars au dimanche 26 mars à Strasbourg et sera notamment accueillie dans les locaux de l’Ecole Nationale d’Administration, de l’Hôtel de Ville de Strasbourg et de l’Hôtel du Département. L’ensemble du programme vous sera communiqué très prochainement.

Oser Joséphine

josephine licra

A l’occasion de la parution de Joséphine Baker par Catel et Boquet (éditions Casterman), un roman graphique qui retrace l’incroyable destin de l’artiste, la Licra Bas Rhin retrace le parcours de la femme engagée dans la Résistance à la militante exceptionnelle, aux côtés de la Lica notamment (qui deviendra la Licra), et qui lutta toute sa vie contre le racisme.S’il est connu qu’elle fait partie des membres d’honneur de la LICRA, on oublie trop qu’elle était aussi parmi les fondateurs de la LICA.

Freda Josephine McDonald, plus connue sous le nom de Joséphine Baker est née le 3 juin 1906 dans la célèbre ville américaine de Saint Louis, située dans l’Etat du Missouri.
Elle a grandi dans une famille d’artistes multiculturelle. En effet, sa mère est une danseuse métisse et amérindienne et son père, un musicien itinérant espagnol. Si sa famille est riche culturellement, elle l’est beaucoup moins financièrement. Aînée d’une fratrie de quatre enfants, Joséphine arrête l’école à 13 ans, se marie et travaille chez des gens aisés chez qui sa mère l’envoie.
Ses parents lui ont inculqué la danse dès sa petite enfance, c’est donc sans surprise qu’elle trouvera sa vocation dans ce domaine. Après avoir quitté son mari, elle commence à danser dans la rue avec deux amis, puis se retrouve à travailler au Standard Theater pour gagner sa vie.
Cependant, l’ambition de Joséphine est spectaculaire, elle rêve de Broadway et décide de quitter son deuxième mari pour poursuivre ses aspirations. A New York City, là où tout est possible, elle essuie d’abord plusieurs refus, puis finit par être engagée dans un spectacle à la distribution entièrement noire.
Après quelques années, elle décide d’entrer au Plantation Club. Moment très important de sa vie, puisqu’elle y fera la rencontre de Caroline Dudley Reagan, -épouse d’un fonctionnaire de l’ambassade des Etat Unis à Paris : Donald. J Reagan- qui lui propose un bon salaire pour la suivre en France. Celle-ci voit beaucoup de potentiel en Joséphine et veut faire d’elle une star dans son nouveau spectacle: la Revue Nègre.
C’est avec ce spectacle que la danseuse va se faire connaître. Ainsi, elle danse le charleston presque nue, uniquement vêtue d’un pagne de simples bananes en plastique autour de la taille. Ce genre de musique n’est à l’époque pas connu en Europe. De plus, la tenue de Joséphine fait alors scandale. Malgré le dégoût et la désapprobation, un engouement pour le show se faire alors sentir. Joséphine devient une star en France, elle n’a alors que 19 ans.
Il serait faux de penser que Joséphine Baker ne fut qu’une danseuse. Elle s’est battue aux côtés des résistants pendant l’Occupation et s’engage en 1940 dans les services secrets de la France libre, pour lesquels elle utilisait ses partitions de musique pour cacher des messages codés. Elle a été récompensée de la Médaille de la Résistance.
Après un accouchement difficile, des complications postpartum et les adoptions de plusieurs enfants, Baker retourne aux Etats Unis (en 1947 et 1951) pour renouer avec le succès, mais surtout gagner de l’argent. Si elle était très connue par le passé, la célébrité l’a quelque peu quittée, or, elle s’est presque ruinée pour subvenir aux besoins de tous ses enfants qui vivent dans une grande propriété en Dordogne.
Victime dans son pays de la ségrégation raciale, elle soutient la cause afro-américaine avec Martin Luther King, ce qui lui vaut même d’être écartée de la loge maçonnique « La nouvelle Jérusalem » de la Grande loge féminine de France ».
Elle remonte sur scène à la fin des années 1960 et 1970, elle obtient alors le soutien d’actrices comme Brigitte Bardot et reçoit même l’aide de la Princesse Grace de Monaco et du Prince Rainier III.
Terrassée par une attaque cérébrale deux jours plus tôt, Baker meurt le 12 avril 1975 à 69 ans à Paris.

Celle qui a pris la nationalité française en 1937, qui a exporté la musique noire en Europe et qui s’est battue aux côtés des français pendant l’Occupation mériterait même selon certains d’être enterrée au Panthéon. On considère qu’elle est la première célébrité femme noire.
Aujourd’hui, son ambition, sa détermination et ses idées progressistes sont très largement appréciées et reprises quand on parle de lutte raciale, mais aussi du combat pour la liberté des femmes. (Par Myriam Youla)

Hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 lors du Concert « Le Cantique des Cantiques « présenté par le théâtre du Maillon en partenariat avec la Licra Bas Rhin.

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……« La culture consiste dans l’instauration d’un ensemble de règles qui organisent les échanges et séparent durablement les sociétés humaines de l’état naturel (Levi Strauss) »
La Culture et de l’Education sont des remparts irremplaçables contre l’ignorance, les discriminations et les extrémismes politiques et religieux. Aujourd’hui, et l’actualité internationale est là pour nous le rappeler et également à l’occasion du triste anniversaire des attentats de Paris nous n’avons pas oublié et nous affirmons haut et fort que la solidarité, l’égalité, l’ouverture, la justice sociale, le respect de l’autre, la laïcité sont les valeurs que nous continuerions de défendre. Nous partageons l’immense espoir et la conviction que la culture participe à l’accomplissement de l’être humain, à l’émancipation de sa condition et à l’expression des libertés auxquelles nous sommes irrémédiablement attachés.
La culture a un grand rôle à jouer pour lutter contre les extrémismes, contre la radicalisation, contre la barbarie. Pourtant son rôle est encore trop bien trop inexploité et nous avons des difficultés parfois à définir et aussi à atteindre nos cibles et publics. C’est pour cela que nous souhaitons ardemment nous engager sur cette voie en développant nos partenariats avec le monde culturel.
C’est dans ce contexte que nous avions évoqué avec le Maillon la possibilité de programmer le Cantique des Cantiques ; hommage à Mahmoud Darwich avec l’équipe de Rodolphe Burger concert interculturel qui symbolise le vivre ensemble, l’acceptation de l’autre et l’amitié entre les peuples.

Sexisme et racisme : un même combat ?

sexisme 1Journée d’échanges le 20 juin 2016 à la Maison des Associations
Lutter contre le sexisme, combattre le racisme et l’antisémitisme, comment repenser les actions et agir mieux ensemble aujourd’hui ?
La LICRA67 avec ses partenaires, les AFL67 (Associations Familiales Laïques) et L’AFFDU-Académie de Strasbourg l’Association Française des Femmes Diplômées des Universités) proposent une journée d’échanges et de réflexion sur ce thème.
Avec la participation de Nouria Yahi-Boggio, Directrice Régionale aux droits des femmes et à l’égalité , Geneviève Couraud, présidente de l ‘Assemblée des femmes, Daniel Lemler, psychiatre, psychanalyste, Nasima Moujoud, socio-anthropologue, Anne Nègre, experte Egalité entre les femmes et les hommes Conseil de l’Europe, Frédéric Simon, directeur du Maillon et des élèves de seconde du lycée Freppel d’Obernai et des accueils périscolaires des écoles élémentaires Schoepflin, Louvois et Finkwiller de Strasbourg.
Journée gratuite et ouverte à toutes et à tous sur inscription.
Pour s’inscrire et consulter le programme : www.nohateweb.eu
Sexisme, racisme : un même combat ?
Lundi 20 juin 2016
De 9h00 à 17h00
Maison des Associations Place des Orphelins 67000 Strasbourg

« Adjugé pour l’antiracisme ! » : entretien avec le photographe François Nussbaumer

DSC_2921NB carréNé en 1958, François Nussbaumer vit et travaille à Strasbourg depuis 25 ans. Il a réalisé de nombreuses campagnes de publicité ainsi que des photographies d’architecture, des portraits, de la photo de mode, d’illustration et de reportage. Parallèlement à cela, il poursuit des travaux personnels qui ont été l’objet d’expositions dans différentes galeries et institutions culturelles en France et à l’étranger. Il est également éditeur. Dans le cadre de la vente aux enchères Adjugé pour l’antiracisme!, il a fait don d’une de ses oeuvres pour soutenir les actions pédagogiques de la Licra, et accepté de répondre à quelques questions sur l’actualité. Lire la suite

Dominique Salmon, artiste engagée

Dominique Salmon est une artiste peintre dont la devise est « Tout est joie ». Elle se plaît à décrire ses créations comme des invitations à rencontrer ses « couleurs intérieures ». Humaniste convaincue, elle a spontanément accepté de faire don d’une œuvre, dans le cadre de la vente aux enchères « Adjugé pour l’antiracisme! », pour soutenir le développement des actions de la Licra auprès des enfants.

Licra Bas-Rhin: Qu’est ce qui vous inquiète le plus dans l’actualité? Et pourquoi soutenir les actions éducatives de la Licra? Lire la suite

« Adjugé pour l’antiracisme! » : PASO soutient la Licra

PASO est un peintre né en 1935 à Drusenheim, sur les rives du Rhin. Ses œuvres ont vocation à transmettre ce « souffle rhénan », qui a inspiré depuis le moyen-âge artistes et humanistes. Ses donations à sa ville natale ont permis la création du Musée PASO de Drusenheim en 2013. L’artiste a accepté de faire don d’une oeuvre pour soutenir les actions éducatives de la Licra. Lire la suite

« Adjugé pour l’antiracisme! » : rencontre avec Richard Aboaf

Richard Aboaf

Rencontre avec Richard Aboaf, artiste peintre ayant fait don d’une oeuvre à la Licra, dans le cadre de la vente aux enchères « Adjugé pour l’antiracisme! », pour soutenir les actions éducatives de l’association contre le racisme et l’antisémitisme.

Licra Bas-Rhin: Qu’est ce qui vous inquiète le plus dans l’actualité?

Richard Aboaf: Ce qui m’inquiète le plus aujourd’hui c’est la montée des intégrismes et du radicalisme religieux. A mon sens, le renforcement des préventions sous toutes leurs formes et l’affirmation des valeurs de laïcité et de liberté doivent faire partie de tous les programmes, et de toutes les politiques éducatives, afin de contrer cela. Lire la suite